Katia Caméléon : la mode qui s’adapte à vos envies

Pourquoi avez-vous créé votre ligne de vêtements ?
Le projet est né à la fois d’un besoin et d’une envie. Comme bon nombre de femmes modernes, je veux et je fais beaucoup de choses : nous vivons en fait plusieurs vies dans des laps de temps parfois très réduits, à jongler entre le bureau, les rendez-vous clients, les rendez-vous galants, les déplacements etc.
J’en avais assez de faire des compromis insatisfaisants avec ma garde-robe : tout le monde ressemble à tout le monde, ça ne tombe pas toujours bien sur vous, le rapport qualité-prix laisse très souvent à désirer et -le comble !- c’est que vous êtes rarement dans la bonne tenue au bon moment.
Or, pour se sentir bien, il faut se sentir belle et « juste ». Et vice-versa. La nouvelle marque Morphoses by Katia Caméléon répond à ce double enjeu féminin : être belle et bien en tout temps. C’est aussi comme ça que nous pouvons être performantes, confiantes. Même, voire surtout, en temps de crise !

Pourquoi l’avoir appelée « Caméléon » ?
Parce que je crée des vêtements transformables, parce que j’ai une personnalité plurielle. En fonction des situations, le caméléon change de peau, de couleurs : son enveloppe s’adapte. De la même façon, les créations Katia Caméléon se modulent au fil du temps : en fonction de votre besoin ou envie du moment, le même vêtement va se moduler pour vous accompagner d’un temps à un autre, d’une humeur à une autre. Je crée vos secondes peaux, mobiles : 1 vêtement = 2 à 6 envies et solutions !
Nos vies bougent, les femmes bougent, les temps changent et le temps se démultiplie : l’idée n’est pas d’apporter un énième vêtement sur le marché mais bien plus d’aller à la rencontre des évolutions de notre monde en innovant. Créatrice de mode pour un mode de vie : en mouvement. Mon ambition est vraiment d’apporter quelque chose de nouveau qui a du sens pour les femmes. Qu’elles puissent jouer avec leur vêtement, exprimer leur fantaisie et qu’elles puissent aussi compter sur lui en tout temps. « Rêve de jour, rêve de nuit », ainsi s’appelle la tenue actuellement en vente sur le site : ainsi se joue-t-elle !

Quels sont vos projets de développement ?
L’objectif principal est d’augmenter la visibilité pour augmenter les interactions avec les clientes, que je considère d’abord comme des femmes amies : c’est pour elles que je travaille, donc je souhaite créer au plus juste, au plus près de leurs besoins et envies. La « galerie » de mon site internet leur permet notamment de voter pour leurs modèles favoris et de m’envoyer des commentaires : j’aimerais qu’elles utilisent au maximum ces instruments, imaginés pour une sorte de co-création. Parallèlement à la page Facebook existante, un blog va très prochainement voir le jour pour que nous puissions aller plus loin dans l’échange et le partage créatif. Je songe également à mettre en place un concours du « vêtement idéal ».

A moyen terme, l’objectif est de développer des partenariats notamment avec des structures liées au concept de mobilité et de franchir les frontières géographiques.
Je dois également préciser une perspective importante. Je suis une femme qui met tout son cœur à créer pour les autres femmes et je tiens à les soutenir en actes et sans frontières : plus les clientes seront nombreuses, plus les femmes en bénéficieront à travers un pourcentage reversé à l’ONG Global Fund for Women.

Entrez dans la mode feutrée du velours…

Ceux qui pensent toujours que le velours lisse est connoté baroque, gothique, vamp et princesse des mille et une nuits, il est temps de vous mettre à la page. En matière de mode en tous cas. En cette saison automne-hiver 2012/ 2013, cette étoffe signe son grand retour. Remise au goût du jour pas les créateurs, elle domine les collections aux côtés du cuir, une matière qui a ses habitudes sur les podiums. Ça, on vous l’accorde, on ne l’attendait pas !

De Balmain à Ralph Lauren, en passant par Paul Smith…Même si tous préfèrent le velours lisse, fluide et dans des couleurs plutôt sombres comme le noir, le bordeaux ou le bleu profond, cette matière s’affiche dans des univers très différents. Chez Carven, elle est déclinée dans un style écolière faussement sage ; tandis que sur le podium Gucci, on mise sur une robe de vestale en velours fluide, couleur vert émeraude, grandiose.

Le velours lisse est l’alternative douce qui domine la saison. Son élégance féminine nous donne une allure sophistiquée et apporte fluidité à nos tenues d’hiver. Pour un look plus sensuel, plus suave et plus rétro… Afin d’affronter le froid avec classe tout en suivant la tendance, nous vous avons concocté une petite sélection des pièces en velours incontournables et accessibles à shopper de toute urgence.

- Entrez dans la mode feutrée du velours…
- Le top épaisseur gaze Mango
- La jupe patineuse Topshop
- Le T-shirt oversize April May
- La chemise fluide ASOS
- Le blouson perfecto Mango
- Les bottines Faith
- Le jean skinny Theyskens’ Theory
- Le pantalon sarouel Zara
- La robe bustier Mango
- Les bottines à imprimé fleuri Dr Martens

Toulon sacré champion d’Europe

Toulon a remporté la première Coupe d’Europe de rugby de son histoire en battant Clermont (16-15) en finale, grand favori pour le titre, samedi au stade Lansdowne Road de Dublin. Le RCT devient le troisième club français champion d’Europe après Toulouse (1996, 2003, 2005, 2010) et Brive (1997).
Le club varois est sacré pour sa deuxième participation à la compétition, une ascension fulgurante jamais vue depuis le sacre de Northampton lors de sa première participation en 2000. Face au grand favori de la compétition qui restait sur huit victoires en huit matches (dont deux sur les double tenants du titre du Leinster en poule), les Toulonnais ont opposé pendant les quarante premières minutes une féroce défense, emmenée par un impressionnant Danie Rossouw et Mathieu Bastareaud.

A la pause, ils avaient contenu les vagues d’attaque clermontoises et étaient à égalité (3-3) après une pénalité de Morgan Parra (3e minute) et de Jonny Wilkinson (13e). Les Clermontois croyaient avoir fait le plus dur en inscrivant deux essais par Napolioni Nalaga (42e) et Brock James (48e) pour mener 15 à 6.

LE CONTRE DE BASTAREAUD

Mais après une pénalité de Wilkinson, les Varois les ont surpris sur un ballon gratté dans un ruck par Juan Martin Fernandez Lobbe, qui envoyait Delon Armitage aplatir au bout d’une course de 35 mètres (64e). La transformation de Wilkinson leur a offert un précieux point d’avance qu’ils ont réussi à conserver malgré de longues séances de « pick and go » auvergnates en fin de match. David Skrela, tout juste entré en jeu, a raté le drop de la victoire, contré par Bastareaud (79e).

Les Clermontois connaissent une nouvelle désillusion après leurs cuisantes éliminations en quart de finale en 2010 (29-28 au Leinster) et en demi-finale l’an dernier (19-15 contre le Leinster). Leaders de la saison régulière du Top 14, ils en disputeront les demi-finales samedi prochain contre Castres à Nantes. Toulon jouera également une demi-finale la veille contre Toulouse.

Le stade Mayol en fête
La victoire de Toulon en finale de la Coupe d’Europe contre Clermont a été saluée samedi par une explosion de joie au stade Mayol de Toulon où quelque 8000 spectateurs ont suivi la rencontre sur deux écrans géants, a constaté l’AFP. A l’abri d’une pluie battante, les 8000 spectateurs installés dans les deux tribunes couvertes du stade ont soutenu leur club durant toute la rencontre à grand renfort de chants et de trompettes. Et c’est une véritable explosion qui s’est produite au coup de sifflet final, avant que ne s’allument des fumigènes dans les tribunes. Quelque 8000 billets, au prix de 2 euros avaient été vendus pour assister à cette finale au stade Mayol. L’intégralité des bénéfice sera reversé à l’association SolEnSi (Solidarité Enfants Sida).

L’action Facebook vaut 31 % de moins

Un an après la frénésie de son introduction en Bourse, le cours de l’action Facebook reste inférieur de 31 % à son prix de lancement. Le titre du géant américain des réseaux sociaux a clôturé vendredi à 26,25 dollars, en hausse de 0,46 % comparé à la veille. Lors de son entrée en fanfare sur la plateforme électronique Nasdaq le 18 mai 2012, il avait été placé à 38 dollars.
Préparée avec un enthousiasme digne des grandes heures de la bulle internet, l’aventure boursière de Facebook avait rapidement tourné au désastre. L’action s’était très vite effondrée, pour tomber jusqu’à un plus bas de 17,73 dollars en septembre.

Le groupe a depuis graduellement redressé la barre, en prouvant entre autres qu’il est capable de s’adapter à l’essor des connections à internet depuis un smartphone, et même d’en tirer des recettes publicitaires. Les craintes désormais concernent une supposée lassitude des internautes, surtout les plus jeunes, pour le réseau au 1,1 milliard de membres, jugé moins « cool » que d’autres sites comme Twitter par exemple.

Comment la diplomatie américaine veut imposer les OGM

On le sait, les organismes génétiquement modifiés (OGM) font l’objet de lobbying de la part des firmes de l’industrie des biotechnologies comme Monsanto, Syngenta, Bayer, Dow Agrochemical et consorts. Mais ce que l’on soupçonne moins, c’est qu’une partie de cette promotion active, voire agressive, est menée depuis des années par des diplomates américains dans de nombreux pays du monde.
L’ONG américaine Food and Water Watch a analysé et compilé, dans un rapport publié mardi 14 mai, 926 câbles diplomatiques échangés entre le département d’Etat américain et les ambassades de 113 pays étrangers entre 2005 et 2009. Il en ressort une campagne soigneusement conçue pour briser la résistance aux produits génétiquement modifiés à l’extérieur des Etats-Unis, et ainsi aider à promouvoir les profits des grandes entreprises agrochimiques américaines, qui dominent la production de maïs, soja et cotton outre-Atlantique.

Le rapport offre un autre aperçu de la puissance de cette industrie, après que la Cour suprême a apporté son soutien, lundi, à Monsanto, contre un petit agriculteur de l’Indiana accusé d’avoir enfreint ses brevets dans l’utilisation de graines transgéniques.

Lire : Brevets : Monsanto gagne son procès contre un fermier

RELATIONS PUBLIQUES

Les câbles, publiés par WikiLeaks en 2010, mettent tout d’abord en lumière la stratégie de relations publiques, via des dizaines de conférences, événements et voyages tous frais payés aux Etats-Unis, visant à convaincre scientifiques, médias, industriels, agriculteurs et élus des avantages et de l’absence de danger des produits génétiquement modifiés – dont la question du risque et des rendements est posée.

Parmi les nombreux exemples dévoilés par le rapport, un câble de 2005 indique qu’un circuit dans quatre villes italiennes pro-OGM, organisé par le consulat à Milan, avait débouché sur une interview de quatre pages dans le magazine L’Espresso, ainsi que des reprises dans des quotidiens et à la télévision. En 2008, pour empêcher la Pologne d’interdire les OGM dans l’alimentation du bétail, le département d’Etat avait également invité une délégation du ministère polonais de l’agriculture à rencontrer des experts, notamment du département de l’agriculture américain. Entre 2005 et 2009, 28 voyages ont été organisés de la sorte aux Etats-Unis, avec des délégations de 17 pays.

PRESSIONS ET TERRAIN JURIDIQUE

Les diplomates américains devaient aussi faciliter les relations entre les firmes des biotechnologies et les gouvernements étrangers, notamment des pays en développement comme le Kenya ou le Ghana, pour promouvoir non seulement les politiques favorables aux biotechnologies et à la brevetisation du végétal, mais aussi les produits et exportations de ces entreprises. En 2005, l’ambassade d’Afrique du Sud informait ainsi Monsanto et Pioneer de deux postes vacants au sein de l’agence gouvernementale de régulation des biotechnologies, leur suggérant de proposer des « candidats qualifiés ».

Enfin, l’effort du département d’Etat s’est aussi déployé sur le terrain juridique : les diplomates américains installés à l’étranger se sont ainsi opposés à des lois sur l’étiquetage des produits OGM ou des règles bloquant leur importation. Et les Etats-Unis ont saisi plusieurs fois l’Organisation mondiale du commerce, notamment contre le moratoire de sept pays européens sur la culture du maïs MON810.

Selon le rapport de Food and Water Watch, 70 % des câbles échangés avaient à trait aux lois et régulations des pays étrangers quant à l’agrochimie et 38 % portaient sur des pays membres de l’Union européenne, parmi les plus hostiles. Dans un câble de 2009, l’ambassade américaine en Espagne demande ainsi « une intervention du gouvernement américain de haut niveau », à la « demande urgente » de Monsanto, pour lutter contre les opposants espagnols aux cultures OGM. L’ambassade de France a, elle, proposé de tenir une conférence sur le thème « comment les biotechnologies peuvent répondre aux pénuries dans les pays en développement » pour contrer l’image négative dont pâtissent les OGM dans l’Hexagone.

ARGENT DES CONTRIBUABLES AMÉRICAINS

A la suite de la publication de ces câbles, l’un des porte-parole de Monsanto, Tom Helscher, a répondu qu’il était « crucial de maintenir un dialogue ouvert avec les autorités et industriels d’autres pays ». « Nous sommes engagés à aider les agriculteurs dans le monde, alors qu’ils travaillent à répondre à la demande alimentaire d’une population croissante », assure-t-il.

« Cela va vraiment au-delà de la promotion de l’industrie des biotechnologies américaine, rétorque Wenonah Hauter, directrice exécutive de la Food & Water Watch, citée par Reuters. Il s’agit de saper les mouvements démocratiques locaux qui peuvent être opposés aux cultures OGM, et de faire pression sur les gouvernements étrangers afin de réduire également la surveillance sur ces cultures. »

« Il est consternant de constater que le département d’Etat est complice de soutenir cette industrie, malgré l’opposition du public et des gouvernements de plusieurs pays, regrette de son côté, dans les colonnes de l’agence de presse, Ronnie Cummins, directrice de l’ONG Organic Consumers Association. L’argent des contribuables américains ne devrait pas être dépensé pour remplir les objectifs des géants des biotechnologies. »

Le président poursuivi par la crise

Il y a comme une malédiction qui poursuit François Hollande : chaque fois que le président de la République prend la parole, il doit répondre à la même interrogation : a-t-il bien pris la mesure de la crise ?

Le 13 novembre, lors de sa première conférence de presse, c’était autour de la compétitivité que le questionnement était le plus vif. Dès l’été 2012, les difficultés rencontrées par Peugeot, obligé de fermer son site d’Aulnay, avaient créé comme un électrochoc dans l’opinion.

Les Français prenaient brutalement conscience de l’hémorragie industrielle du pays. Mais que de tergiversations autour du choc de compétitivité prôné par Louis Gallois ! « Peut être bien que oui, peut être bien que non », semblait dire le président, qui finalement topa pour un allègement de charges de 20 milliards d’euros. Ce n’était pas rien dans le contexte actuel mais perdit en effet d’entraînement, faute d’avoir été pleinement assumé.

Cette fois, c’est autour de la capacité du président de la République à sortir le pays de la dépression que se focalisent les interrogations. Par un hasard malheureux, l’Insee annonce l’entrée en récession du pays la veille du jour où il tient sa deuxième conférence de presse.

>> Lire : Les récessions se suivent, mais se ressemblent-elles ?

François Hollande s’était fait élire en escomptant une croissance de 1,7 % en 2013. Elle sera au mieux de zéro en fin d’année, comme il vient lui-même de le reconnaître. Autant dire que tout a changé depuis un an et que tout est à revoir.

Et pourtant, quelle constance de langage ! Aujourd’hui, à Bruxelles, François Hollande tient exactement le même discours qu’à son arrivée à l’Elysée : il réclame avec insistance un pacte de croissance européen, ramène les difficultés françaises à celles de tout un continent, assure que le pays a passé « le moment le plus difficile ». Et tant pis si le contraire saute aux yeux : toutes les réformes douloureuses sont devant lui : Etat, collectivités locales, régimes sociaux, sur fond de chômage galopant et de surveillance bruxelloise.

Cette constance de langage est une proclamation : le refus du tournant de la rigueur qui avait tant coûté à François Mitterrand en 1983. Mais c’est aussi un pari qui relève soit d’un optimisme à toute épreuve, soit de la méthode Coué, soit de l’intime conviction que l’Europe, menacée par une grande vague populiste, finira par plier et faire ce qu’il réclame : la relance.

En attendant, rien ne garantit que lors de sa prochaine conférence de presse, il ne sera pas une nouvelle fois rattrapé par la crise. C’est ce qui s’appelle jouer en contre.